La Caste des Sans-reflets

Les vampires Trémérés de Kirin Tor
 
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 Krön du Mulgore -

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Krön



Nombre de messages : 4
Age : 32
Localisation : Montpellier / Toulouse
Date d'inscription : 02/07/2006

MessageSujet: Krön du Mulgore -   Sam 9 Sep à 16:14

* LE REVE *


En un soir de printemps naissant, une brume fraiche balaye les vertes herbes d'une prairie silencieuse.. Le ciel s'assombrit et les nuages qui commencent à se gonffler d'humidité s'empourprent du couchant, se distinguant de moins en moins des sommets ocres-rougeatres qui entourent la plaine..
Entre deux arbres, un ombre s'avance, silencieuse. Son pas est allongé, à la fois pesant mais n'émettant que peu de bruit, comme si la terre ne voulait révéler sa présence..


-
Le tauren s'avançait en ces terres qu'il connaissait si bien. Cela fesait maintenant plusieurs jours qu'il était partit, plusieurs nuit qu'il avait passé dans un grotte ou sous une corniche à regarder les étoiles.
Il était partit sans but précis, tout était partit d'un sentiment d'oppression, comme si il devait y aller.. Mais ou ?
Il l'ignorait encore, mais en cette soirée, il avait sentit qu'il approchait du but de son voyage. L'air c'était fait plus lourd, et le bruit du vent plus sourd.. Ou peut etre était ce autre chose.
A l'intérieur de son etre, les sentiments se bousculaient; une certaine appréhension de ce qu'il allait découvrir, mêlée à une curiosité réprouvée.. Mais ces deux sentiments étaient couverts par un autre, beaucoup plus fort.

Ce sentiment, il l'avait éprouvé pour la première fois dans son village natal des Contrées Tarides, un soir dans sa prime jeunesse qu'il n'oublirait jamais.

-
Il allait sur son onzième printemps, et ce jour n'avait pas été pour lui différent des précédents.. Il avait joué avec ces camarades à " attrape le foulard rouge " , comme les autres jours il était rentré fatigué, et après avoir bu son lait du soir, il s'était couché dans la paille, contre sa mère, avait fermé les yeux sur un monde qu'il croyait beau et sans mal..

Ce soir là, il fit un rêve étrange..



* Je marchais, d'un pas tranquille dans une immense plaine. Les sol était gris et froid, et la vie semblait avoir déserté cet endroit depuis bien longtemps. Il y avait quelque chose de vraiment angoissant dans cet environnement tout plat, sans relief ni repère..

J'accélérais alors le pas, mais soudain des arbres se mirrent à pousser, partout autours de moi, des arbres géants, plus larges que tous ceux que j'avais vu auparant, aussi haut que les montagnes du Rocher Rouge. Leur écorce était grise et percée d'ouvertures de formes géométriques qui reflétaient la lumière de l'extérieur.
Partout ce arbres tout droits avaint surgit dans un grondement plus sourd que la charge d'une meute de kodos.
C'est alors que je les vis.. Ils étaient d'abord quelques uns, vagues silhouettes debout qui déambulaient, sans but, leur visages inexpressifs me fesaient froid dans le dos.. Des humains.

Leur nombre commenca à croitre, très rapidement.. Les voilà qui étaient des centaines, des milliers, à marcher partout, comme tournant toujours autours de ces arbres carrés, certains entrant dedans, puis sortant avec d'autres qui venaient de je ne sais ou..
Ils avaient beau ne pas sembler remarquer ma présence, la terreur s'empara de mon ame, et je me mis à courir, tout droit, entre les arbres de pierre. Des lumières ont commencé à flasher en tous sens et des hurlements horribles, indescriptibles.. Je me retournai un instant, et vis une boite en fer géante, ornée de deux torches ardantes, qui me chargeait à toute allure ! J'eu à peine le temps de l'esquiver, puis continua ma course effreinée, fermant les yeux, ne pouvant recevoir d'avantage l'agression de cet univers hostile..

J'ai couru comme cela un bon momment, puis les bruits sont devenus moindres, et quand j'ouvris les yeux, je m'apperçut que je m'étais éloigné de la forêt de pierre... Je reprenais mon souffle et mes esprits et contemplait l'endroit ou j'étais. Toujours cette plaine grise et sans fin, je cru que j'allais défaillir...
Mais alors, des voix familères sortirent du néant, et en me retournant, je vis ma famille au milieu d'une foret d'arbres, devrais arbres !
Ils étaient tous là, à une centaine de mètres de moi et semblaient m'appeler, m'adressant des gestes amicaux de salutations. Je m'empressais alors de les rejoindre..
C'est alors que mon cauchemard toucha à son paroxisme...

De partout, des humains sont arrivés, courant, hurlant.. Ils brandissaient des torches, et mirent le feu à la foret, brulant tout sur leur passage. Puis ils se ruèrent sur les miens et commencèrent à les bastonner rudement.
J'accélérais, voulant les en empecher, mais la scène du massacre semblait reculer à mesure que je m'avançais vers eux.. Je vis les miens rompre sous les coups, les jambes brisées, ils tombèrent tous peu à peu, tenant encore à quatre pattes, l'échine courbée sous les coups de batons des assaillants dix fois pllus nombreux. Puis ils les attachèrent par le cou, les trainant avec eux..
Mes frères Taurens, vaincus par ces misérables hommes roses et mous ! Je sentais la rage envahir mon corps et celui ci avancer à nouveau vers eux..
J'allais y arriver, j'allais leur tomber dessus et éparpiller leurs frèles carcasses en tous sens, leur arracher les pattes, pour ce qu'ils avaient osé faire à ma famille..
Mais alors que ne n'étais plus qu'à quelques enjambées, une immense cloture noir jaillit du sol, et je la heurtais de plein fouet, trébuchais tombais à genoux... Je les regardais partir, emmenant les miens, comme des animaux, ils riaient, et la foret brulaient autours d'eux, donnant à la scène un caractère plus diabolique encore..
Des larmes de coulères mouillaient mes joues et mon muffle, mes dents serrées pour ne pas hurler.. Je ne sentis pas alors le sol s'ouvrir sous moi, je me sentis juste tomber, d'un coup sans savoir ou ni pourquoi..

Je fermais les yeux, pensant que c'était la fin.. Je revoyais mes amis, ma mère si douce, mon père si fort.. Ma famille, le camp Taurajo, le visage de l'ancienne chaman et celui du chef du village..
Puis ma chute sembla se freiner, et je rouvrit les yeux pour voir ce qui avait pu l'entraver..
Autours de moi, l'espace était étrange, je semblais comme flotter dans l'air, mais celui ci était vert. D'un vert clair, pâle et lumineux, comme un nuage de gaz, mais pur et innodore.
C'est alors qu'Elle m'a parlé.. Cette voix calme, sincère et emprunte de tristesse.. Elle ressemblait quelque peu à celle de ma mère.

Elle me dit :

" Tu as vu, mon fils. Tu as vu de quoi sont capable les hommes, et les créatures qui ignorent leur place dans l'ordre céleste. Ils cherchent à dominer tout ce qui les entoure. Ils me font du mal, remplacent la douceur de l'herbe et le champ des oiseaux par des murs de pierres taillée et les tambours de la guerre.
Ils sont déjà là, Krön, ils sont déjà en marche, tuant ou emprisonnant mes enfants, piétinnant mon dos tout en ignorant ma présence..
Tu es un élu, tu auras le pouvoir de les vaincre, tu auras foi en moi. Tu leur apprendra par la force si nécessaire, qu'ils me font du mal, et qu'ils doivent se soucier de mon existence.
Toi, tu me connais, tu sais que je suis... " *

- La vie.. -

Il venait d'ouvrir les yeux en prononcant ces mots, et voyant tous ces visages penchés sur lui, il aurait du avoir l'air plus qu'effrayé. Mais il n'en fut rien.
Il les observa en silence, sa mère, sa famille.. Ils étaient tous là, l'entourant, l'air à la fois graves et passionnés. Des mains se tendirent vers lui, rassurantes, venant caresser cet enfant qui une minute plus tôt paraissait sur le point de passer de l'autre coté..

L'ancienne chaman pris sa mère à part pour lui adresser quelques paroles. La pauvre taurene semblait assez inquiète pour son fils et elle las suivit sans peine, espérant qu'elle ne lui apporterait pas quelque mauvaise nouvelle.
La vieille taurene sourit malicieusement et ses petits pétilaient sous ses vieux sourcils plissés. Elle lui dit :
- Il n'y avait pas eu de chaman dans votre famille depuis des générations, et pas non plus dans ce village depuis un bon moment.. Ce petit est bénit par la Terre Mère, elle la choisit pour accomplir Sa volonté.
Dès demain, vous me confierz son apprentissage.

Des larmes de joie montèrent aux yeux de la mère de Krön. Son enfant n'allait donc pas mourir.. Il pourrait vivre, il allait devenir l'un des élus de Gaïa, les soldats de l'Ordre Céleste..


-
Le lendemain il avait commencé son apprentissage de chaman, prenant peu à peu conscience du pouvoir et du devoir qui étaient siens..
La nostalgie de cette soirée le saisissait au coeur à chaque fois qu'il y pensait.

Une fine pluie se mit à tomber des nuages rouges.. Le tauren leva la tête et huma l'air.
Une odeur étrange, mouate, mélange de pousière et de sueur, pénétrait ses naseaux.. Une tension parcourait l'espace autours de lui, et il ne tarda pas à entendre un lointain bruit de marche.
Il était arrivé au terme de son voyage.

Hatant le pas, Krön s'avança dans la brume rosée, persuadé d'aller à la rencontre de son destin..

( Fin de l'épisode Razz )
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